BURKINA FASO : L’AFRICTIVISME EST AU POUVOIR !

Ce samedi 23 juin s’est achevé à Ouagadougou le 2ème sommet de la Ligue des Africtivistes. Cette deuxième édition a approfondi l’idée d’une citoyenneté active avec les Tics comme outils d’amplification du changement.

Son excellence Roch KABORÉ avec des #Africtivistes

Cette citoyenneté augmentée s’appuie sur une réappropriation du « être soi » d’une jeunesse africaine pleinement intégrée à la conversation mondiale.

Soyons concrets : il n’y avait ni anglophone, ni lusophone, ni francophone ; les catégories des pré-carrés coloniaux étaient inopérantes.

C’était le premier trait frappant. Les langues barbares domestiquées disparaissaient devant la densité des vécus, l’expression des valeurs et la lucidité des activistes devant leur responsabilité historique.

Soyons encore concrets : il y avait l’espoir que seul permet le travail acharné et l’exigence à œuvrer pour le bien commun. C’était le second trait frappant. Les récits des organisations et des personnes n’étaient que les points d’entrées pour illustrer les valeurs de liberté, de partage, de fraternité et de résistance à l’oppression.
 

OUAGADOUGOU CAPITALE DE L’AFRICTIVISME 

Le Burkina Faso apparaît comme un pays dansant au bord du gouffre. C’est le constat lucide que le voyageur fait face à l’omniprésence des hommes en armes et la multiplication des contrôles tatillons. C’est la terreur islamiste qui était le cadavre au milieu du salon. Pourtant il y avait comme une urgence pour chacun  à venir à Ouagadougou cracher l’espoir individuel et collectif de sociétés plus démocratiques. Deux cents participants de plus de 43 pays du continent, mais aussi d’Haïti et des africains de coeur. Cette Supra-tribu a semé pendant deux jours intenses les graines de lumière, de l’open governance au civic tech, dans ce pays où l’obscurantisme rampant et le cynisme westphalien menacent de faire échouer la révolution démocratique africaine.

OUAGADOUGOU CAPITALE D’UNE VOIE AFRICAINE

Il faut le dire, au Burkina Faso en 2015 le pouvoir de Blaise Campaoré n’a pas été conquis par la rue : il a été détruit. Sur les cendres de l’oppression, une citoyenneté augmentée burkinabé s’est inventée comme possibilité d’un modèle de développement africain basée sur des institutions fortes, et non l’autocratie, fussent-elles celles des rues aseptisées et des collines uniformément verdoyantes.

C’est bien le reliquat de la mentalité coloniale qui alimente la fascination d’une certaine presse, ainsi que son sinistre cortège d’experts cacochymes, pour le mythe du développement autoritaire comme solution pour l’Afrique. Ce mythe s’abreuvent dans l’ethnologie coloniale de l’Africain qui finalement n’est qu’un grand enfant trop heureux d’avoir une part de dessert et à qui il faudrait toujours un garde chiourme.

Ouagadougou est l’antidote de cette régression intellectuelle. Les peuples et les nations ne souhaitent plus être brutalisés, la martingale de la croissance à tout prix, du développement en quantité et à marche forcée sont des illusions qui n’opèrent pratiquement plus. Il faut que le Burkina Faso réussissent car il s’y joue le destin d’un universalisme démocratique africain que la doctrine colonialiste du complexe militaro-pétrolier français exècre.

KOSYAM PALAIS DE L’AFRICTIVISME

Il y avait quelque chose d’historique. Le président élu après la révolution au milieu de la jeunesse activiste. À son aise, simple, proche, sans artifice ni condescendance. Nous vivions une inversion :  les Africtivistes recevaient à dîner le premier fruit d’un activisme mêlé de sang et de larmes.

Il n’est de richesse que d’Homme, les démocrates Roch KABORÉ et Zéphirin DIABRÉ en accueillant l’ensemble des mouvements de contestation africains ont donné à leur pays le meilleur atout possible pour se prémunir contre le gouffre islamiste, la marginalisation mediatico-politique de leurs pairs africains ou non africains.

Au cri de Ouagadougou désormais des centaines de réseaux sur l’ensemble du continent et au-delà se mobiliseront. C’est bien à la responsabilité et l’engagement que les démocrates Roch KABORÉ et Zéphirin DIABRÉ ont convié la jeunesse africaine. Ouagadougou est une nouvelle fois une aurore féconde. On y teste, on y débat de la proposition de valeurs de l’Afrique au Monde.

Enfin, en recevant les Africtivistes, le cauchemar des dictateurs jeunes et vieux dans le Palais de Kosyam,  son excellence Roch KABORÉ, président du Burkina Faso, a proclamé au monde qu’aux pays des Hommes intègres l’Africtivisme est au pouvoir !

Andréa NGOMBET
Coordinateur Collectif Sassoufit,
Organisation membre de la ligue des Africtivistes

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