Epuration ethnique contre les Laris

Paris Match dans un dossier complet révèle les massacres du régime de Brazzaville : 

Fusillades à Brazzaville, bombardements dans le Pool: la campagne de répression se poursuit et le nombre de victimes augmente en République du Congo-Brazzaville

Mardi 13 septembre, à 18 heures, des rafales résonnent dans le quartier Bifouiti dans le Sud de Brazzaville. Des policiers en civil déboulent dans une ruelle où sont affairés des vendeurs de chanvre. « Ils roulaient à bord d’un 4*4 Hilux blanc, raconte un témoin, ils ont tiré d’abord en bas puis plus haut ». Deux corps tombent. Gédéon N’Boubi, 39 ans est touché à l’épaule et Jean-Paul Tsiakaka, 46 ans prend une balle dans le ventre. « J’ai tiré, j’ai tué deux personnes en bas, mais ne ramassez pas les corps ! », a dit le tireur, mais les jeunes n’ ont pas obéi ». Transportés d’urgence au CHU du Centre des affaires de Brazzaville, les deux blessés grave ne sont pas soignés avant la nuit. « Mon fils est arrivé à 18h45 à l’hôpital et n’a reçu aucun soin jusqu’à minuit passé », déplore le père d’une des victimes joint au téléphone au moment de la veillée mortuaire. Gédéon N’Boubi habitait 20 rue Mbebakol au quartier Makélékélé. Jeudi 15 septembre avait lieu la veillée mortuaire de l’autre victime Jean-Paul Tsiakaka. « Le commissaire est venu pour intimider la famille, il leur a dit de ne pas pleurer et a menacé de tuer des jeunes s’il en trouvait à la veillée mortuaire », raconte un témoin.

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Il apparait à la lecture du dossier que l’ensemble des victimes citées sont d’ethnie lari. De plus, la localisation géographique des exactions correspond à des zones de population majoritairement lari. 


Nous ne sommes donc objectivement pas seulement en face d’une répression ou de massacres mais bien d’une épuration ethnique délibérée semblable à celle qui a décimé le Pool entre 1998 et 2002. 


Le Collectif Sassoufit condamne avec la plus grande fermeté cette épuration et renouvelle son appel à une intervention armée internationale pour mettre fin au régime sanguinaire de Denis Sassou Nguesso.


Nous appelons dès la chute prochaine du régime à la création d’un tribunal pénal international de Brazzaville qui jugera les responsables et les commanditaires de ce qui peut déjà être qualifier de crime contre l’humanité.


La Coordination

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