Par Maria Malagardis — 7 juin 2018 à 20:16
Sit-in, localisation de biens mal acquis gabonais et congolais, opération surprise au sein d’une ambassade… Afin de dénoncer les régimes autoritaires d’Ali Bongo et Denis Sassou-Nguesso, les opposants exilés en France profitent d’Internet et de leur liberté pour multiplier les happenings.
Depuis peu, on les appelle les «africtivistes» : ce sont des cybercombattants, pour lesquels les réseaux sociaux sont devenus une nouvelle arène politique. Non pas uniquement pour dénoncer verbalement, «à l’ancienne», les régimes autoritaires qu’ils ciblent. Mais plutôt pour mener des actions, filmées et mises en ligne, qui revigorent les combats en cours. Ces temps-ci, les diasporas de deux pays d’Afrique centrale sont en pointe dans cette nouvelle forme d’activisme, du moins depuis la France. Elles sont originaires du Congo-Brazzaville et du Gabon, pays voisins qui partagent beaucoup de caractéristiques. Tous deux sont dirigés par le même régime depuis plus de trente ans. Soit par le même homme : Sassou-Nguesso qui, à l’exception d’un intervalle de cinq ans, règne sans partage à Brazzaville depuis 1979. Soit par la même famille : Ali Bongo est arrivé au pouvoir en 2009, après la mort de son père, Omar Bongo, qui avait passé quarante-deux ans à la tête du Gabon.
lire l’article sur Libération Face aux despotes, des diasporas jouent les «africtivistes»
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