Le Collectif Sassoufit appelle à la justice et à sa libération immédiate
Le 16 juin 2025 marque le neuvième anniversaire de l’incarcération de Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major des armées et ancien conseiller spécial du président Denis Sassou Nguesso
Peu après l’élection, Mokoko a été arrêté en juin 2016. Placé en détention provisoire, il a comparu devant un tribunal spécial. Le 11 mai 2018, il a été condamné à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État » et détention illégale d’armes. Cette sentence, très lourde et jugée politique par ses avocats et partisans, a suscité de vives critiques sur l’équité de son procès.
En novembre 2018, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu que la détention de Mokoko était arbitraire selon les catégories I, II et III. Ces catégories renvoient à l’absence de fondement légal, à une sanction pour expression politique et à de graves violations du droit à un procès équitable. Cet avis onusien souligne l’illégalité de son emprisonnement et les atteintes subies à ses droits fondamentaux.
Le cas de Mokoko n’est pas isolé. D’autres figures de l’opposition subissent des destins similaires au Congo. Par exemple, l’ancien ministre André Okombi Salissa a été arrêté en janvier 2017 et condamné en mars 2019 à vingt ans de travaux forcés pour « atteinte à la sécurité de l’État ». De même, Audrey Lelo reste emprisonnée dans des circonstances controversées. Ces emprisonnements politiques prolongés démontre le caractère dictatorial du régime congolais.
Apès neuf ans de détention arbitraire, Jean-Marie Mokoko doit être libéré immédiatement. Le Collectif Sassoufit réaffirme son appel à la justice : la condamnation de Mokoko doit être annulée et il doit être remis en liberté sans délai. Nous demandons également la libération de tous les prisonniers politiques congolais, notamment André Okombi Salissa et Audrey Lelo. Les autorités congolaises, parties aux conventions internationales, doivent prendre en compte les conclusions de l’ONU et mettre fin à ces détentions illégales.
